Florent Basiletti, et le silence du CERCO






C’est au CERCO, le fabuleux centre d’études de restauration et de conservation des œuvres du muséo Arlaten que nous retrouvons Florent, jeune et talentueux photographe pour l'enregistrement podcast des "Bla-Bla d'Arles" en collab' avec Mon Carnet a Mois, a écouter (ICI) .

Le CERCO, Immense malle au trésor, où nous avons eu le privilège de voir de près tous ces objets qui nous ont fait rêver derrière leur vitrine pendant des années : les mannequins des différentes scènes provençale, la Tarasque, le Neptune, samedi n’y Christophe…

Accompagné de Caroline Grellier, médiatrice nous n’avons pas boudé notre bonheur

Le CERCO est une plate-forme de restauration des 40 000 objets du Museon Arlaten

40 000 œuvres pour à peu près 3000 exposées alternativement


Florent Basiletti, jeune photographe de 24 ans, travaille entre Paris et Arles.

Actuellement en Master II "recherche et création" à l'Ecole Nationale Supérieure de la Photographie, il développe un travail artistique en corrélation à une recherche et une pratique de commissaire d’exposition.


Après avoir réalisé une licence d’arts plastiques à Saint-Etienne, il poursuit son cursus en rentrant à l’ENSP à Arles.

Il réalise une année de césure en partant en mobilité d’étude à l’université du Québec à Montréal en maitrise en arts visuels et médiatiques, suivi d’un service civique au Centre national édition art image à Paris ou il était chargé de médiation.

Sa démarche artistique interroge notre rapport à la conservation, à l’archivage du monde qui nous entoure, notamment à travers les végétaux ou les objets.


Il questionne le processus d’apparition des images, cette pratique se développe sous diverses formes : installations, dispositifs interactifs, photographies, vidéos, éditions, etc.


Ses deux recherches du moment concernent tout d’abord Objets Latents : durant un an il réalise une immersion photographique dans les réserves du Museon Arlaten, musée consacré à l’ethnographie de la Provence et plus particulièrement à la ville d’Arles.

Actuellement en cours de restauration, le musée a entrepris des travaux et a donc placé les objets de la collection au sein du CERCO.

(centre d’étude, de restauration et de conservation des oeuvres).


Ces objets sont donc placés en latences avant de retrouver leurs places en exposition.

C’est justement cette transition qui va l’intéresser à travers ses déambulations dans ces réserves où son regard c’est porté sur le conditionnement des objets conservés.


Sa quête d’image le pousse à réaliser des rencontres photographiques inattendues en dévoilant des parties d’objets et en jouant avec les différentes couches d’emballages.

En 2018, le Museon Arlaten a acquis trente photographies et l’hôtel Arlésien Le Calendal a commandé un tirage de cette série, en grand format, pour venir habiter la chambre numéro 19, et rentrer dans la collection Calendal Focus.

Un extrait de la série est également publié dans le numéro 3 du magazine Fred’.


L’autre projet se nomme Viridiplantae où depuis plus d’un an il mène une sorte d’enquête croisée entre une démarche artistique, scientifique et sensible.

Entre présentation et représentation, il effectue une typologie du végétal à travers une succession de couches de matières, qui donne ainsi une image vivante lors de ses installations.

Il s’intéresse également à la relation du spectateur dans ses installations.

Entre microcosme et photosynthèse, il propose une contemplation d’un phénomène naturel et esthétique où l’on s’immerge par des amplifications de captations (sons amplifiés des installations et visuelle mise en place de caméra et écran de vision).


Ce projet se déploie sous plusieurs temporalités, il est mouvant et se métamorphose au gré des présentations. Le projet joue avec la contradiction de vouloir garder les végétaux dans leur état naturel mais aussi d’être dans une tentative de conservation.

Une dualité s’établit entre un rapport ultra moderne par les systèmes d’observations, qui produisent l’image d’une image, et un rapport « primitif » par la nature même et l’espèce des plantes ici la fougère.

S’établit alors une relation, la plus organique possible, avec l’image, comme une sorte de découpage de processus d’apparition et un découpage temporel.


À travers ce projet il se questionne sur la culture de l’image, sur les mécanismes de création d’images jusqu’à la possible disparition de l’image.

Ce projet est finaliste de la Bourse Saif* pour la jeune création 2019, Cette année il est le président de l’Association des étudiants de l’ENSP, ainsi il a initié de nombreux projets comme la création du Fanzine COD, la création du prix Focus afin de remettre une bourse à un étudiant de l’ENSP et de croiser le regard de professionnels de l’art mais aussi la coordination et le commissariat des WIP#19, exposition collective intégrée au programme associé des Rencontres de la photographie.


Il a également réalisé le commissariat de l’exposition Modernité des passions, exposition inaugurale de son nouveau bâtiment, comprenant une sélection des oeuvres de la collection agnès b.





Credit Photo: Florent Basiletti






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